Le "cas" BLOGMILITANT

Notre étude sur l’UMP fait apparaître blogmilitant comme ressource importante de la blogosphère gaulliste. Cependant, blogmilitant n’a pas été sélectionné comme point d’entrée de référence pour construire notre « carte » du domaine (en rappelant que nous procédons par expansion à partir d’URL sélectionnées à la main). Cette éviction de notre liste mérite quelques commentaires.

Tout d’abord, en procédant à une extraction automatique des ressources abritées par cet hébergeur de blogs, on est rapidement confronté à une « curiosité » statistique : les 940 blogs abrités derrière la racine www.blogmilitant.com/all.php ont en moyenne seulement deux liens hypertextes : 1920 liens au total indexés par notre système dont 941 liens externes (reliant les bogs entre eux) et 979 liens internes aux blogs eux-mêmes. Autrement dit, un blog hébergé par blogmilitant.com n’a, en moyenne, qu’un seul lien interne et qu’un seul lien externe, comme si, par exemple, ces blogs n’avaient qu’un seul billet et qu’un seul « commentaire » en moyenne et qu’une unique ressource externe pointée (qui, d’ailleurs, en général, se trouve être l’hébergeur blogmilitant lui-même !)

Une telle « curiositié » statistique méritait une exploration manuelle et attentive. Nous avons donc examiné les 144 première URL répertoriées par blogmilitant.com. Voici les quatre catégories définies à-posteriori pour les classer :

Catégorie 1 : erreur « 404 », URL inaccessible
Catégorie 2 : les blogs n’ont qu’un titre et rien d’autre
Catégorie 3 : juste un post, des fois deux, sans commentaires ni liens
Catégorie 4 : blogs « normaux » (remis à jour, plusieurs billets, quelques commentaires, syndication, liens externes…même si les billets datent de plusieurs mois et qu’il n’y a pas eu de remise à jour récente)

Et voici leur répartition statistique :

blogs militants

La catégorie 2 est effectivement surreprésentée, laissant deviner que la grande majorité des blogs hébergés par blogmilitant sont presque « vides », hormis un titre. Cette catégorie inclue d’ailleurs aussi 5 URL qui renvoient à des publicités en ligne et 3 autres à des opposants de l’UMP ! Blogmilitant.com semble donc être peu « monitoré » ou encore « modéré » par un contrôle à posteriori et nombre des ressources hébergées sont largement vides de tout contenu. On comprend ainsi la raison qui nous a poussé à ne pas faire figurer blogmilitant.com dans nos ressources UMP représentatives, comme si l’on avait affaire là à un phénomène relativement factice. La cohérence de la blogosphère UMP (en termes de contenus comme de liens, autrement dit de travail de qualité des webmestres) apparaît d’autant plus manifestement que notre étude n’a pas pris en compte un objet aussi artificiel que blogmilitant.com. Il faut sûrement laisser encore un peu de temps à l’hégergeur pour maîtriser et susciter le développement de véritables contenus.

PC - UMP Etude comparative d'une occupation du web (1)

On aura remarqué, dans la blogopole, la présence faible du PC, en comparaison notamment de l’ensemble dense et très lié des blogs de l’UMP. Des militants du PC nous l’ont fait remarquer et, comme à chaque fois, l’équipe enregistre et fait de son mieux pour répondre point par point aux questions et aux critiques.

Cette différence entre UMP et PC sur la carte nous a incités à aller plus loin en s’interrogeant sur les propriétés hypertextuelles de la blogosphère liée aux deux groupes politiques, en rappelant que notre travail de « référencement géographique » se base sur l’étude des propriétés "macro" de la blogosphère et non sur la construction d’annuaires web prétendument exhaustifs.

Nous avons produit deux graphes, l’un consacré à la présence du PC et l’autre à celle de l’UMP. Dans les deux cas, pour générer les graphes, nous sommes partis de 18 URL explicitement communistes dans un cas et explicitement UMP dans l’autre. Pour le PC, les 18 URL nous ont été données par un militant mécontent de ne pas voir son parti plus « présent » sur la carte. Dans les deux cas, les corpus sont constitués pour moitié de blogs de militants (ou de goupes de militants) et pour moitié de blogs d’élus locaux et nationaux.

Des ensembles quantitativement équivalents...

Graphe PC
Graphe PC
Graphe UMP
Graphe UMP
Nos deux graphes ont sensiblement les mêmes propriétés : 584 blogs côté PC et 574 côté UMP et pour chacun d’eux près de 800 liens entre ces blogs ont été examinés. Les deux ensembles diffèrent peu et leur « densité » en termes de liens hypertextes est équivalente. A ce moment-là de l’expérimentation, il n’y a donc aucune raison que le PC ait été moins visible que l’UMP dans la construction de la Blogopole.

... mais des différences évidentes de structure

Coeur graphe PC
Coeur du graphe PC

Du côté du PC, trois ou quatre blogs couvrent presque l’ensemble du graphe : ces blogs sont des Hubs à partir desquels on peut rayonner sur l’univers PC, et au delà. Pas de surprise en les visitant, ce sont des blogs régulièrement remis à jours et riches en références externes www.robertbret.org mais surtout www.yannick-bedin.org et www.dutoitfreeblog.com ), et tenus par des élus ou des militants plutôt jeunes. D’autres références majeures apparaissent comme www.pcf-bourges.org et www.elusparis.pcf.fr.

C’est cette petite dizaine d’URL qui « donne corps » au graphe PC sa cohésion en termes de structure (points rouges et verts dans le graphe) parce que ces blogs occupent une place stratégique permettant de relier chaque partie de l'espace.

Coeur Graphe UMP
Coeur du graphe UMP

Dans le cas de la blogosphère UMP, il existe aussi des HUBs majeurs à partir desquels on peut rayonner comme bohbot.typepad.com, fabricerousseau15.hautetfort.com, jeunespop87.tooblog.fr ou jeunespopulaires14.blogmilitant.com. Comme pour le PC, ces quelques figures de proue du domaine sont des blogs de qualité, riches en références externes (points rouges dans le graphe). La différence majeure pour l’UMP, réside dans un maillage plus réparti du territoire avec des liens hypertextes plus distribués entre tous les blogs UMP (en notant la présence très active des Jeunes Populaires sur le web). C’est exactement ce type de structuration à laquelle sont sensibles les théories, les méthodes et les outils dédiés aujourd’hui à l’analyse du web en général, et à la blogosphère en particulier. La présence marquée de l’UMP dans le travail réalisé par Guilhem Fouetillou n’est donc pas anodine.

La construction des figures d’Autorités

Un autre élément semble aussi participer de cette « visibilité » de la blogosphère UMP : si l’on s’intéresse cette fois aux blogs qui ont les meilleurs scores d’AUTHORITY (beaucoup de liens entrants, dans les deux graphes colorés en jaune) le classement côté UMP fait apparaître des URL strictement liées à l’UMP: www.cybermilitant.com, www.jeunespopulaires.com, www.premier-ministre.gouv.fr et www.u-m-p.org. Ces blogs et/ou sites ne figurent pas dans notre lot de départ : c’est donc à l’intérieur de chaque graphe (ou communauté) que les figures d’autorité se révèlent en regardant les blogs les plus pointés par les autres. Côté PC, la liste fait apparaître des références strictement communistes www.humanite.fr et www.pcf.fr ) mais aussi quatre références majeures : www.agitateur.org (où l’on retrouve encore les militants PC très actifs de la région de Bourges), www.forum-alternative.fr, www.ouvaton.org et www.acrimed.org. Les figures d’autorité dans la sphère PC ne paraissent pas intégralement PC, si l’on admet de surcroît la présence dans le graphe d’ATTAC, de sites PS ou des Verts.

En l’état actuel de notre expérimentation sur ces deux «micro-localités» de la blogosphère, l’UMP apparaît donc nécessairement plus « visible » parce qu’orientée autour de sa propre cohérence et de son identité, maintenant réelle sur le web. Pour le PC, la « culture blog » n’est peut être pas encore entrée totalement dans les mœurs, hormis quelques blogs de qualité très actif. En revanche, si la « blogosphère PC » est moins visible que celle de l’UMP, elle se nourrit de ses nombreuses proximités avec la « galaxie » de la gauche militante, ce que nous avions déjà repéré lors de l’étude sur le TCE.

Interview Libération (en ligne)

L'interview remonte au 2 Février alors pourquoi ne pas l'avoir reproduite ici plus tot me direz vous... Et bien je n'en ai aucune idée!

«Pour les politiques, être sur le Web, c'est occuper le terrain»

Comme Dominique de Villepin qui s'essaie au chat [jusqu'à 19h30 ce jeudi], les hommes politiques français cherchent leurs places sur le Net
Décryptage avec Guilhem Fouetillou, doctorant en sciences de l'information à l'université de Compiègne


Le «chat» de Villepin sur le site de Matignon est-il un événement?
Ce «chat» n'est pas une première. De plus en plus d'hommes politiques ont recours à l'Internet pour parfaire leur communication, notamment à l'attention des jeunes très présents sur le réseau des réseaux. Nicolas Sarkozy a récemment invité des blogueurs connus comme celui de «Versac» ou «koz toujours» à ses voeux et s'est même fait «podcaster» par Loïc Le Meur. Cela a suscité pas mal de critiques, au point que Loïc Le Meur — qui n'est pas un journaliste professionnel — a décidé qu'à l'avenir, il demanderait aux internautes de rédiger les questions à sa place. Ces temps-ci, tous les hommes politiques et les leaders d'opinion cherchent à être présents dans la blogosphère en étant interviewés par des blogueurs connus. Ils pensent qu'à une époque où les corps intermédiaires sont en crise, ils envoient un signe de modernité en prouvant ainsi leur ouverture aux «vrais gens», aux citoyens lambda qui posent de vraies questions...

Mais ces «blogueurs» sont-ils vraiment des «Monsieur tout le monde»?
Bien sûr que non ! Les attachés de presse des politiques suivent la mode et ont tilté à la case «blogueurs» en identifiant quelques relais médiatiques de qualité sur l'Internet. Mais c'est évident, si cette crème cède à la «people-isation», elle peut perdre sa fraîcheur, sa spontanéité, son indépendance malgré elle. Si elle est invitée partout, elle fera partie du sérail, au même titre que les journalistes politiques. En ce moment, dans la blogosphère, c'est la course à celui qui verra le plus de monde...

Parle-t-on autrement de la politique dans la blogosphère?
Je n'ai pas spécialement l'impression que les blogueurs réinventent le journalisme politique. Ils ne sont ni meilleurs ni moins bons que les médias classiques, pas spécialement subversifs. Non, ce qui fait la différence, c'est le média avec lequel on a l'impression de se libérer des systèmes de diffusion classique. Avant, il y avait quelques émetteurs d'informations radio, quelques diffuseurs de télévision et quelques imprimeries chargés d'éditer les journaux. La nouveauté, c'est que si je croise quelqu'un de connu dans la rue, je peux le «mobloguer» en le prenant en photo ou en interview avec un simple téléphone portable et quelques minutes ou heures ou plus tard, le monde entier y a accès. Il n'y a plus de monopole de la diffusion de l'information, on est en train de s'affranchir complètement des contraintes très fortes des médias descendants classiques.

A quoi peuvent servir ces blogs pour les politiques?
Il y a deux types d'approche. Celle des élus locaux, pour lesquels le blog peut être par exemple un contre-journal à la communication d'une mairie comme à Puteaux. C'est un instrument parfait pour faire de la politique de proximité, à l'attention d'un petit nombre de gens bien ciblés. Et puis il y a le blog d'images, le blog à idées à dimension nationale comme celui de DSK. Et là, je suis un peu plus sceptique dans la mesure où ces gens n'ont en général pas le temps d'animer leur blog. Résultat, Jack Lang qui en a ouvert un a reconnu qu'il avait un rédacteur pour s'en occuper ! Les hommes politiques ne doivent pas faire croire que leur rôle est de dialoguer pendant des heures avec des internautes juste pour prouver leur proximité. Personne n'attend d'un ministre de l'Intérieur qu'il dialogue quotidiennement avec 60 millions de Français via l'Internet. Au moins, avec le «chat», c'est plus clair. C'est un rendez-vous ponctuel, filtré et qui fait événement parce qu'il est justement unique.

Comment voyez-vous les politiques utiliser l'Internet à l'avenir?
De plus en plus, les hommes politiques vont devoir être présents sur ces nouveaux territoires numériques. Certes, on ne gagnera jamais une élection avec l'Internet et la manière dont la candidature du démocrate Howard Dean - lancée sur et avec l'Internet - lors de la dernière présidentielle aux Etats-Unis s'est essouflée en est un révélateur. En revanche, il y a une prise de conscience de l'importance d'être présent sur le web, non pas à travers un blog ou un site mais par une vraie politique d'occupation du terrain au sens large du terme. Demain, il faudra être capable d'investir un ou des sujets particuliers en ligne et de construire autour de ses thématiques un réseau de sites afin de faire circuler l'information. C'est le même travail de maillage que l'on peut faire sur un marché ou dans un quartier mais étendu à ce territoire immense qu'est le monde des réseaux. Cela a été très bien fait par les partisans du non sur la constitution européenne. Au final, quand on allait sur Google s'informer sur les débats sur la constitution, on se rendait très vite compte que le web était un territoire d'informations majoritairement orienté vers le non. Cela a bien dû jouer.

Y-a-t-il des hommes politiques en France qui ont déjà particulièrement investi ce nouveau terrain?
Nicolas Sarkozy est à ce jour certainement l'homme politique qui est le plus en pointe. Il a même un conseiller en communication électronique mais cela ne l'a empêché de faire des erreurs. L'achat de mots-clés comme «banlieue» ou «socialiste» sur Google pour donner de la visibilité au site de l'UMP a été très mal ressenti par les internautes, tout comme les campagnes de spams autour de l'UMP. Ce genre de communication de masse rappelle le temps des anciens médias, d'une certaine propagande aux antipodes d'une génération numérique très allergique à la pub, aux spams et à toutes les intrusions dans leur vie privée. Par contre, leur idée de créer une plateforme de blogs UMP ou sarkozystes, afin d'occuper ce nouveau terrain numérique va tout à fait dans le sens de ce qu'il faut faire. Cela permet de reformuler, de redistribuer la parole d'un candidat, non pas sur un seul blog ou un seul site, mais de l'outiller pour porter ses idées auprès de communautés très diverses sur le réseau.

par Christophe ALIX
LIBERATION.FR : vendredi 03 février 2006 - 15:25

Campagne pourrie?

Découverte amusante cet après midi et qui devrait surement intéresser Arnaud Dassier pour la campagne Internet de N****** S******, ministre de l'intérieur, président de l'UMP et présidentiable. Voyez le premier résultat (ou deuxième parfois allez comprendre) Google à la requête pourrir. Un petit lien commercial vers le site de l'UMP serait bienvenu pour contrebalancer cette opération anti-spam...

Versac commente la blogopole

Certains s'étaient déjà emparés du tendançologue pour faire quelques comparaisons et en analyser les résultats.

C'est au tour de la blogopole d'être mise à l'honneur. Après avoir présenté notre cartographie des blogs politiques au congrès politique2.0, Versac nous livre aujourd'hui sur son blog, son cinquième volet de sa sociologie des blogs politiques. Très bel exemple de l'intérêt que peut prendre un travail de cartographie du web à partir du moment où les résultats sont discutés et commentés par des experts du domaine de connaissance mappé.

Nous espérons évidemment que le mouvement ira en s'amplifiant et que la boîte à outils RTGI proposée sur l'observatoire sera de plus en plus utilisée pour alimenter un débat citoyen sur la politique. Mais nous resterons vigilant à ce qu'on ne tombe pas dans l'écueil de la cartographie *boule de cristal* en cherchant à faire dire tout et n'importe quoi à ces cartes qui pour le moment, insistons là dessus, ne rendent compte que de l'organisation hypertextuelle d'un ensemble de sites ; et ceci sans distinction faite sur la nature des liens hypertextes.

Pour finir un effet d'annonce, une version complète de la sociologie des blogs politiques de Versac sera bientot publiée sur l'observatoire (reprise des 5 billets publiés sur son blog).

La blogopole s'étoffe

Une nouvelle carte pour la blogopole permettant de voir cette blogopole délestée des blogs des analystes et commentateurs. Notre carte y perd en densité et l'on voit bien que la circulation s'y trouve quelque peu compliquée ; du rôle de ventilation, de brassage de cette communauté d'observateurs avisés.

Pour ceux qui voudraient rentrer plus avant dans les enjeux de ce type de carte, il y a toujours les explications.

Bientot une version permettant d'afficher les urls de tous les sites cartographiés et de cliquer sur les noeuds pour accéder directement au site. Encore un pas franchis de l'observable vers le manipulable, et première possibilité de naviguer SUR la carte, carte qui dans un étonant renversement EST le territoire. On se demande bien ce qu'en penserait Van Vogt.

Le tendançologue un peu bêta?

Beaucoup de bonnes choses ont été dites sur le tendançologue depuis sa sortie et il nous semble promis à un bel avenir. Voilà donc une raison supplémentaire d'être exigeant et critique au regard de notre travail. C'est pour cela que la page explications du tendançologue a été grandement remaniée pour y aborder certaines des questions de fond que posent ce type d'indicateurs ; principalement sur son aspect quantitatif non qualifié (effet bulldozer) et sur la fiabilité des données sur lesquelles il s'appuie. Je vous invite évidemment à lire ce texte attentivement et à en discuter ici.

Autres évolutions subies depuis le lancement de l'observatoire, nous avons revu entièrement notre classification des candidats déclarés et potentiels (merci d'ailleurs à Thierry Vedel du CEVIPOF pour son aide précieuse sur le sujet) et avons grandement étoffé notre collection de personnalités veillées même si pour le moment un grand nombre d'entre elles ne génère strictement aucun bruit (au moins maintenant vous pouvez en être vous même les témoins...).

L'ensemble de ces modifications ont été faites en réaction à certaines critiques que nous avons lues sur le web et que nous avons trouvées particulièrement justifiées. Merci donc à ces commentateurs sévères mais justes de nous aider à rendre notre tendançologue un peu moins bêta...

Enfin avant que cela ne nous revienne aux oreilles, nous vous prévenons que notre système a connu un léger bug dimanche dernier ce qui fait qu'à la date du 7 février aucun chiffre n'est accessible (je ne céderai pas à nouveau à la facilité de vous dire que c'est bêta...)

La blogopole : un territoire apparaît

Après le tendançologue que nous n'avons malheureusement pas pu annoncer dans ce blog (mais d'autres de ci de ou même s'y sont attelés). Nous continuons avec les barbarismes et lançons la première version de notre blogopole.

Pour tout savoir des recettes que nous avons employées pour produire cette cartographie de la blogosphère politique, il suffit d'aller voir nos explications.

Un grand merci à Versac pour nous avoir permis d'utiliser son annuaire de blogs politiques (on attend d'ailleurs le 5ème volet de sa sociologie des blogs politiques) et évidemment à toute l'équipe de l'observatoire et du groupe RTGI

Lancement du blog d'Observatoire Présidentielle

Et bien voilà, l'observatoire n'en possédait pas c'est maintenant chose faite.

Le blog de l'Observatoire Présidentielle sera le lieu d'annonce mais surtout nous l'espérons de cristallisation et de discussion des outils et études présentés sur le site.

Pour faire dans la métaphore efficace : une paillasse et une machine à café comme il le dit si bien.

L'utilisation du blog en tant qu'espace d'édition ouvert à la discussion est le premier pas de l'observatoire sur le long chemin que nous souhaitons emprunter vers la constitution d'une digital library ou bibliothèque électronique dédiée à la thématique de la politique sur le web.

Travailler à une bibliothèque numérique c'est tenter, avec l'aide d'une communauté d'acteurs, de baliser une localité thématique prise dans ce milieu ouvert, hétérogène et à grande échelle qu'est le web. Ce balisage a pour objectif de pouvoir représenter un éco-système apprivoisé, apprivoisé car classé, évalué et cartographié et à destination d'usagers qui consultent et commentent les ressources documentaires proposées (ce blog assure de façon prototypale et encore sommaire cette fonction collaborative...). Mais n'allons pas trop vite, nous reviendrons sur cette question des d-lib, centrale dans les travaux récents de notre groupe de recherche, au cours de nos prochains billets.

Quoi qu'il en soit la représentation cartographique de localités thématiques du web est une des pierres angulaire de ce projet de d-lib et l'observatoire très prochainement en proposera de nouvelles et tentera d'en discuter les enjeux.